Contribution du Colonel (er) Seyni Cissé Diop au colloque du CESDS de Ouagadougou le 06 Septembre 2017

« Forces et faiblesses des systèmes de sécurité des pays de l’espace sahélo-saharienne face à la menace terroriste : un diagnostic de proximité pour des solutions efficientes et durables »

Mesdames et Messieurs

       Je salue cette auguste assemblée et profite  de l’occasion  pour remercier le CESDS de Ouagadougou  qui, sous la houlette de mon cher frère Auguste D Barry a bien voulu me donner l’occasion de  m’exprimer sur un sujet qui me tient à cœur tant je suis préoccupé  par l’efficience des forces de sécurité des pays de la sous région. J’ai consacré 40 années au service de l’armée sénégalaise.

Avant le 12 avril 2012 , date marquant la montée à Tombouctou du drapeau des terroristes  qui ont occupé aisément tout le nord Mali, l’anathème était jeté en particulier sur les pays de l’Afrique centrale et de la zone forestière de l’Afrique de l’ouest. Dans la liste de  ces pays  englobant  le Zaïre de Mobutu, le Rwanda ,le Congo Brazzaville, la Guinée Conakry avec, la Guinée Bissau, le Liberia, la Sierra Leone, pour ne citer que cela, soit l’armée a été  défaite par une rébellion soit a été déstructurée par de jeunes officiers sans expérience arrivés au pouvoir  par surprise en raison du manque de légitimité de leurs aînées . La Cote d’Ivoire, dernier arrivé en 2010 aurait bien pu y figurer en  octobre 2002, n’eut été l’intervention  énergique des troupes françaises qui ont empêché les rebelles  de déferler sur Abidjan et la CEDEAO qui a joué efficacement un rôle peu mis en exergue lorsqu’on évoque la crise ivoirienne.

Par contre ,l’occupation de tout le nord du Mali en l’espace de quelques semaines par des bandes armées qui ont fait reculer l’armée malienne sans qu’aucun pays du sahel n’intervienne, ne serait ce que par solidarité et intérêt a sonné la fin de présomption d’efficacité des forces de sécurité des pays  que sont en particulier le Sénégal, le Burkina Faso, le Niger, tous liés au Mali par un pacte de solidarité à travers la CEDEAO qui y a perdu une bonne partie de  sa crédibilité non encore retrouvée malgré le show de Banjul de  Février dernier .

Le niveau opérationnel des système de sécurité de la Mauritanie et du Tchad  ont aussi été évalués suite à la nouvelle

configuration géopolitique imposée par les rebelleset  qui  a permis de saluer l’efficacité de l’intervention française sans cependant laisser inaperçu  l’engagement tardif de la France comparé à leur prompte réaction pour stabiliser  la Cote d’ivoire en 2002  et le Zaïre en 1978 entre autres. Peut être que la menace était plus à leur portée et qu’ici une l une longue préparation s’imposait mais  qui a malheureusement laissé aux jihadistes le temps  de saccager Tombouctou, rappelant la triste expédition des soldats du mercenaire Djouder qui saccagèrent Tombouctou en 1591.

Les forces armées de la sous région ont manifesté ainsi  beaucoup de signe de faiblesses caractérisées par leur lente et timide montée au front du nord Mali

Les forces de sécurité intérieure, quoique tentant de remonter la pente font face et parfois avec impuissance à des terroriste qui réussissent à se faufiler entre les mailles des services de renseignement pour réussir à frapper mortellement Ouagadougou et Bamako,  à empêcher  à l’état  malien d’exercer pleinement sa souveraineté même dans le Macina et à menacer  constamment Dakar, et Niamey après avoir frappé  durement Ndjamena..

Il s’agit ainsi de s’interroger sur les raisons qui expliquent  les limites des services de renseignement  et l’action des forces de sécurité face à ce phénomène nouveau en Afrique de l’ouest qu’est le terrorisme qui frappe aussi l’Europe  et qui dans une certaine mesure est  un révélateur du niveau opérationnel  des acteurs en charge de la sécurité des états sahélo sahariennes. Cependant, la lutte contre le terrorisme du cadre d’emploi des forces de sécurité intérieures et des armées appelées à les soutenir  lorsqu’elles sont débordées.

Les chercheurs africains et étrangers ont beaucoup exposé sur les atouts et surtout les faiblesses qui limitent  le niveau opérationnel des systèmes de sécurité du sahel. Ils ont rendu public aussi bien les faiblesses relevant des politiques que des appareils de sécurité  qui en fait dépendent des états qui les les entretiennent et  les emploient. ils ont bien raison ceux qui affirment  que les états ont les systèmes de sécurité qu’ils méritent et qu’ils se sont librement donnés par ailleurs

Cette contribution, tout en essayant de compléter les analyses et propositions qui s’échangent dans nos différentes rencontres dont le forum de la sécurité de Dakar se veut comme une introspection, un regard vers des direction que ne semblent pas vouloir approfondir  les chercheurs mais aussi nos partenaires de premier plan en matière de sécurité contraints souvent d’utiliser le style diplomatique lorsqu’il s’agit de conseiller en terme de capacitation réelle de nos systèmes de sécurité d’autant plus qu’ils ne sont pas prêts à opérer un transfert de technologie dans ce domaine sensible.

Dans la mesure où cette étude se veut en finale une contribution au renforcement de nos systèmes de sécurité, elle mettra certes en évidence les forces et atouts essentiels mais insistera plus sur les faiblesses des trois  systèmes de  sécurité des états de la bande sahélo saharienne. La première partie sera ainsi consacrée au système ‘’Renseignement stratégique ‘’, tandis que la deuxième partie traitera des forces et faiblesses des ‘’Fonces de sécurité de 1ère  catégorie’’ regroupant la police, la gendarmerie et la garde républicaine principalement. Quant à la troisième partie, elle abordera le système  militaire communément appelé ‘’ Appareil militaire’’ dont les faiblesses ont été plus décriées car étant à la portée de tout observateur vu le rôle central  qu’il joue dans toutes les circonstances et reçoit ainsi les foudres de tous les pourfendeurs et bien sûr, fait aussi l’objet de tant de propositions  qui en fait cherchent toutes à lui faire jouer efficacement son rôle qui est de faire la guerre donc participer pleinement à la lutte contre le terrorisme qui endeuille la sous région. Des esquisses de solution seront exposées dans chaque partie notamment, et plus en ce qui concerne le système militaire en raison de sa centralité et aussi à cause du fait qu’il me soit plus familier.

                                         PART 1 : LE RENSEIGNEMENT STRATEGIQUE

       Les espions sont les yeux et les oreilles du souverain clamait à juste titre Sun Tzu dans  » l’art de la guerre  » et que Machiavel reprend de manière subtile dans ‘’ le prince’’

Un système de sécurité sans renseignement est comme une personne  aveugle et sourde  laissée à elle même et  qui attend que les choses lui  tombent dessus. Les états sahélo sahariens dans leur grande majorité sont certes loin de cette situation décrite ci-dessus, mais vu la situation actuelle rapportée aux besoins en renseignement stratégique à recueillir  dans la profondeur du champ de la menace ils ressemblent quelque peu à des handicapés si l’on tient compte de leur déficit en moyens modernes de recueil du renseignement  et en ressources humaines.

Certes des efforts sont fournis actuellement  en terme d‘organisation en particulier comme l’atteste  par exemple le  Sénégal qui à l’instar des autres pays  a reconfiguré ses services de renseignement et  s’est doté d’une organisation adaptée  qui favorise e non seulement  un meilleur partage du renseignement recueilli  mais aussi   une plus grande implication des  des structures de soutien comme par exemple le ministère de la sante , des finances , de l’environnement etc.  Mais le déficit à combler  pour gagner le statut de  renseignement stratégique restera encore énorme  tant que les faiblesses ci après ne sont  sérieusement prises en compte. Ainsi, la création de sa DGM (délégation générale au renseignement) à juste titre ne saurait être la panacée et pourrait ressembler à une coquille vide dans le temps si les hommes qu’il faut ne s’y activent pas  et que la situation des moyens de recueil et de traitement ne  s’améliore sensiblement.

Avant d’aborder ces faiblesses qui peuvent être surmontées par une adéquate posture  politique qui est à la base de tout, des échecs comme des réussites, il s’avère nécessaire de définir les termes.

Les  deux autres composantes du système de sécurité qui seront abordées plus tard comptent chacune en son sein son propre système de renseignement orienté qui vers l’emploi des forces sur le champ de bataille ou théâtre des opérations  comme dirait Jomini et l’autre vers les populations  aussi bien les locaux  que les étrangers.

Donc ,par ‘’Renseignement stratégique’’ est entendu ici la partie des services de renseignement ne relevant pas des deux autres  composantes et qui est chargée du  recueil et du traitement  des informations de portée stratégique  qui permettent d’anticiper sur les menaces contre les intérêts vitaux et stratégiques ; ce qui implique l’armement de ses structures par des personnes hautement qualifiées  ou dignes d’intérêt et sa dotation en moyens modernes relevant  parfois de la  technologie de pointe  grâce à la mise à disposition de ressources financières assurées qui permettent aussi l’entretien d’une forte ‘’communauté renseignement’’

Vu sous cet angle, on peut déduire plus aisément les faiblesses qui sont observées dans tous les systèmes de renseignement stratégique  de la sous région bien que les services  de  ce domaine intime des états soient les plus difficiles à étudier. Mais si les budgets consentis  sont presque  partout difficiles à évaluer, par contre l’acquisition de certains matériels de pointe n’échappe pas aux chercheurs qui y consacrent leur énergie ou même à cet observateur averti qui tombe en panne sur l’autoroute à péage de Dakar et déduit aisément la présence d’un radar de surveillance.

        1.  Les services de renseignement stratégique des pays du sahel comptent d’excellents spécialistes formés à bonne école et qui continuent de bénéficier de l’expertise des pays reconnus comme les USA, la France et Israël par exemple. Cependant, la modicité des moyens ne leur permet pas d’entretenir une importante communauté du renseignement si on compare aux 13 000 personnes qui constituent (selon une publication) la communauté du renseignement français. Une forte communauté renseignement permet de mailler plus le territoire national et d’être plus perspicace  en dehors des frontières.  Limiter le renseignement qu’aux spécialistes  sans disposer d’assez d’agents dans la périphérie est une forme de faiblesse  que les services de renseignement cherchent à combler  vu les déploiements discrets et progressifs  dans des postes aussi bien à l’intérieur ou à l’extérieur  de l’espace sahélo saharien et dont la mise en place était plus qu’attendue. La pénétration  des français  et des américains en particulier dans tous les segments des sociétés des états de la sous région  devrait servir de référence et inciter les leaders politiques à allouer plus de ressources financières à leur service de renseignement vu l’importance de la périphérie dans la satisfaction de leur besoin en renseignement . Ceci est valable pour  tous les systèmes car c’est la périphérie qui alimente le noyau central  ou qui l’assèche quelles que soient les activités de l’organisation ; ce qui semble donner plus de sens au terme ‘’ressources humaines lorsqu’il s’agit de gérer les hommes et les femmes sur le lieu de travail

       2. Les renseignement stratégiques se restructurent un peu partout dans les 6 états  pour adopter  presque le même profil avec des appellations qui changent  même s’ils utilisent tous amplement la langue française  ( DGR au Sénégal par exemple mais la présence de vrais moyens stratégiques qui peuvent  recueillir du renseignement  dans la profondeur ne s’observe pas encore. En effet aucun des pays ne dispose d’avions de reconnaissance dans la profondeur bien équipés comme par exemple le Breguet atlantique ou d’avion à réaction de rapide prévus pour le renseignement.  Cette situation renvoie à l’incapacité de leurs armées de l’air à remplir correctement sa mission de reconnaissance. Les drones de longue ou moyenne portée  n’existent nullement de même que la concrétisation de la volonté de louer en commun les services d’un satellite qui leur fournirait directement des renseignements sur leur frange frontalière nord particulièrement où se réfugient les terroristes ne s’observe pas encore. Les états de la région car il s’agit d’eux et non de leurs service de renseignement préfèrent dépendre du renseignement des occidentaux qui partagent avec parcimonie ce qu’ils veulent bien dévoiler.  Les services de renseignements devraient aussi se donner les moyens de larguer par les airs ou de poser des capteurs qui permettraient à leur forces d’être plus  efficaces lors des opérations anti-terroristes à la frontière , qu’il s’agisse d’opérations coup de poing ou de poursuites de rebelles qui viennent de commettre des exactions.

Une mutualisation des moyens suggérée  même par les partenaires  permettrait de mieux rentabiliser le lourd investissement nécessaire.

       3. Enfin, prenant comme référence des armées qui se sont modernisées et dont les services de renseignement sont couplés avec des forces de réaction rapide, nos états doivent lutter contre le désaccouplement entre le recueil du renseignement par un service  autonome et la   réaction opérée  par une force spéciale ne recevant pas sa logistique et ses ordres du même commandement.

En conclusion, les solutions pour que nos renseignements méritent plus  le label ‘’stratégique’’ dépendent des autorités politiques qui  non seulement contrôlent les finances indispensables à leur montée en puissance  mais managent aussi leur ressources humaines. La Mauritanie, grâce peut être à son top leadership plus au fait des exigences du renseignement qui ne lui sont point inconnues et aussi à l’esprit renseignement qui semble plus présent au nord du fleuve Sénégal semble être plus en avance par rapport aux autres pays . La relative accalmie marquée par la fin des attaques terroristes sur son territoire  ne peut-elle  pas être attribuée aussi à son renseignement stratégique  qui arrive à déceler  les menaces en employant plus d’une stratégie ?

La volonté politique semble bien être un impératif  pour une montée en puissance des services de renseignement stratégique qui ne mériteront pleinement cette appellation qu’en s’affranchissant plus de la tutelle de leur partenaires étrangers. Leur  rôle dans la lutte  contre les terroristes est crucial tant ils concourent grandement au succès des opérations des forces de sécurité   dont celles  de première catégorie interpellées en premier lieu .

 

                                    Part 2 : LES FORCES DE SECURITE DE 1ère  CATEGORIE

       Les forces de 1ère  catégorie comprenant la police la gendarmerie, la garde républicaine ainsi que les autres forces paramilitaires ( douane, eaux et forets, gardes pénitenciers etc ) constituent le premier pion de la manœuvre  dans la guerre contre les terroristes qui récemment encore, en août dernier, ont ensanglanté la capitale burkinabé frappée pour la deuxième fois après Bamako  frappées elle aussi à deux reprises, sans oublier les attentats qui ont frappé le marché de Ndjamena le 12 juin 2015.

Cependant nos forces de sécurité de 1ère catégorie qui ne sont pas assez  calibrées de participer plus efficacement  aux opérations de défense opérationnelle du territoire (DOT) ne semblent pas  être assez prises en compte par  les pouvoirs politiques malgré leur volonté intrinsèque de montée en puissance  avec des moyens conséquents ; ce que ne peut cacher des inaugurations de casernes ou des cérémonies de réception de matériels souvent reçus sous forme de dons.

C’est d’ailleurs cette situation qui aggrave les faiblesses observées chez ces forces par plus d’un observateur averti malgré le courage dont ils ont fait  preuve lors des dernières opérations menées contre les terroristes  du Radisson hôtel de Bamako et des  attentats  contre la capitale burkinabé. Au Sénégal, ils ont pu démanteler des réseaux terroristes qui auraient pu certainement frapper, n’eut été leur flair et leur capacité  d’écoute et de filature des présumés terroristes.  Les forces de sécurité intérieure du Tchad et de la Mauritanie responsables de la surveillance de vastes territoires ont convaincu aussi sur leur capacité de veille et de réaction. Aussi , les faiblesses observées un peu partout devraient en effet être mieux  prises en compte par le sommet de la hiérarchie des états qui attribue les fonds et nomme aux postes  stratégiques se retrouve ainsi  au premier plan responsable des  déficits et faiblesses  remarqués.

       1. La première faiblesse observée chez les forces de première catégorie des états du sahel, est le bas niveau de protection de leurs éléments qui fait qu’elles constituent elles mêmes   des cibles faciles  tant il est peu fait cas de la sécurité de leurs casernes d’abord et de leurs moyens de projection opérationnelle. En effet beaucoup de commissariats  de police ou  casernes  ne disposent pas d’un contrôle strict des entrées et sont souvent positionnés de  manière à ne pas pouvoir anticiper certaines menaces directes.

Un effort de repositionnement de certaines implantation de sécurité , exigeant certes des moyens conséquents,  devrait s’opérer de même qu’une augmentation sensible du nombre de leurs véhicules d’intervention blindé qui leur permettront de remplir mieux leur rôle dans la DOT face maintenant à des terroristes  disposant de fusils automatiques et parfois d’armes anti char.

       2. Quant aux ressources humaines, elles évoluent en dent de scie suivant les urgences du moment et non suivant une planification des effectifs à long terme. C’est ainsi que le recrutement de gros contingents s’observent un peu partout avec des délais courts cours qui ne favorise pas  une formation de qualité. Les fort contingent de policiers et gendarmes que le Sénégal recrute actuellement  grâce à un sursaut des pouvoirs publics  seront à n’en pas douter une  casse tète pour la  hiérarchie policière  qui devra jouer sur tous les registres pour leur assurer une formation correcte.

       3. Quant à la formation des agents des forces de première catégorie, elle souffre surtout d’un manque de doctrine qui fait qu’elles ingurgitent toute sorte de coopération qui souvent ne tient même pas compte de la typologie de nos foules. Cette assistance technique   trouve un terreau fertile vu le manque de doctrine écrite partagée. La finalisation des doctrine d’emploi des forces en  complément les lois et décrets relatifs au maintien de l’ordre et à la DOT est plus qu’attendue  car elle servirait de guide aux instructeurs locaux mais aussi à la coopération qui nous aide à mieux faire au terrorisme.

       4. L’inexistence quasi générale de lois de programmation de la sécurité intérieure   explique plus  la persistance des faiblesses citées supra. En effet une loi de programmation affranchie des lois de finance annuelles ou des cadres sectoriels des dépense à moyens terme  est vivement attendue car les faiblesses de nos policiers , gendarmes et gardes sont en fait causés par la modicité des budgets dévoilant ainsi un manque de volonté qui se remarque cependant moins au Tchad et en Mauritanie.

       En conclusion sur les forces de 1ére catégorie, l’on peut dire  comme en ce qui concerne le renseignement  que l’augmentation du niveau opérationnel des forces de police à engager en cas  d’urgence  et  l’augmentation du nombre de policier par 100 000 habitant qui se révèle bas  partout ( entre 1 et 2 ) sauf pour  la Mauritanie qui se détache nettement avec le record de 5  trouvent leurs solutions dans l’augmentation des allocations financières  sécurisées par des Loi de Programmation .La volonté politique demeure encore ici l’élément central qui déterminé la capacité des forces de sécurité intérieures qui doivent aussi opérer une certaine osmose qui leur permette de se nourrir de plus d’esprit militaire et d’atteindre dans une certaine mesure le niveau opérationnel  de l’appareil militaire notamment lorsqu’elles s’engagent dans  la DOT qui dans maintes occasions s’exécute de plus en plus dans des environnements qui ressemblent fort à des  théâtre à haut risque. Ce qui doit inciter  nos policiers  et gendarmes à fréquenter de plus en plus les centre de formation et les installations d’entrainement des militaires  qui eux aussi doivent s’approprier progressivement  les capacités de la police tout en préservant leur aptitude à s’engager dans les théâtres  de haute intensit